Économie

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Tarifs douaniers sur l’aluminium

Une augmentation du coût de la canette à prévoir

Jean Tremblay
Le 03 avril 2025 — Modifié à 19 h 00 min le 03 avril 2025
Par Jean Tremblay - Journaliste

François-Daniel Hébert ne sait pas encore quels seront les effets des tarifs douaniers, de 25% sur l’aluminium, imposés par le gouvernement américain. Une augmentation du prix de revient des bières, sous canette, de la microbrasserie La Chouape dont il est propriétaire est toutefois à prévoir, d’autant plus que le coût de la canette représente, sans les tarifs douaniers, 25% de ce qu’il en coûte pour rendre disponibles les produits de la microbrasserie.

Pour La Chouape, comme pour la majorité des microbrasseries, les canettes sont achetées d’un grossiste au Canada qui s’approvisionne aux États-Unis.

« Dans le marché de la microbrasserie, le coût du contenant demeure élevé. On constate, de plus en plus, une tendance vers l’utilisation de la canette et son prix devrait augmenter. Toutefois, personne ne sait de combien, d’autant plus que c’est uniquement le coût de la matière première qui augmente, soit environ 10% et non pas la main-d’œuvre pour la fabriquer ou encore la transporter. »

Pour le brasseur, le marché est en attente, mais chose certaine, le coût de fabrication va augmenter avec l’arrivée des tarifs douaniers.

Un marché compétitif

Pour François-Daniel Hébert, il va de soi que l’industrie brassicole au Québec vit un retour du pendule. « Si on regarde les statistiques, depuis 2018, environ 200 nouvelles microbrasseries ont ouvert leurs portes. Si on ajoute celles qui existaient avant leur arrivée, il y en a déjà eu 350 en opération. En peu de temps, on a plus que doublé le nombre de microbrasseries. Par la suite, nous avons vécu la pandémie qui a affecté le marché. Plusieurs ont dû déposer les clefs sur le perron de la porte », explique François-Daniel Hébert propriétaire de La Chouape.

« Possiblement qu’il y en avait trop en opération. Une chose est certaine, plusieurs ont connu un revers de fortune. On vit encore une période de réajustement. C’est dommage parce que cette tendance ternit l’image de notre secteur d’activités. On voit beaucoup de négativisme sur les réseaux sociaux. »

Toutefois, tel n’est pas le cas de la microbrasserie La Chouape qui vit des périodes de croissance soutenues. « Peu importe le secteur, lorsque les valeurs sont bien implantées et qu’on réussit à se démarquer, on réussit toujours à trouver notre place et la conserver. »

Bières en développement

La Chouape propose une vingtaine de bières différentes et ce n’est pas fini.
« Nous travaillons sur une gamme de bières plus légère en alcool. L’an dernier nous avons mis en marché une première bière de cette catégorie, la Nano IPA avec une teneur en alcool de 2,8% », explique François-Daniel Hébert, propriétaire de La Chouape.
« On utilise le terme Nanon pour les bières faibles en alcool, en bas de 3%. On voudrait ajouter, dans cette gamme, une blanche, une blonde ou encore une bière aux fruits », conclut-il.
 

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