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Des cultures prometteuses à forte demande

Jean Tremblay
Le 07 août 2025 — Modifié à 00 h 16 min le 09 août 2025
Par Jean Tremblay - Journaliste

Le CRTVB (Centre de transformation et de valorisation des bioproduits) de l’UQAC, un consortium universitaire spécialisé en extraction enzymatique, a remis à Hydraxis un rapport d’expertise sur des cultures végétales à potentiel élevé susceptibles d’intéresser le projet.

« On nous a remis un rapport avec différentes sortes de culture qui contiennent des molécules d’intérêt à l’intérieur. Parmi celles-ci, deux se sont démarquées comme hautement prometteuse pour l’intégration dans notre modèle d’économie circulaire soit la camomille romaine, et l’haematococcus pluvialis, une microalgue riche en astaxanthine", explique le président Carl Beaulieu.

Pourquoi ces deux cultures ?

La camomille romaine est simple à cultiver en intérieur, ne nécessite pas de recherche et développement préalable, pousse rapidement sous LED, et produit naturellement des composés bioactifs (flavonoïdes, hydrosols, polysaccharides) utilisés en cosmétique, soins relaxants et santé naturelle.

« Au départ, elle sera produite pour l’UQAC afin de réaliser les tests nécessaires pour valider le tout avant un déploiement à grande échelle de cette culture », précise-t-il.

Haematococcus pluvialis, quant à elle, génère de l’astaxanthine, un antioxydant naturel parmi les plus puissants au monde. Son exploitation demande toutefois des systèmes de culture plus avancés (réacteurs, contrôle de stress), ce qui justifie une approche progressive et modérée dans son développement.

« Hydraxis progresse étape par étape, dans une logique de développement structuré, contrôlé et durable. »

Conversion de l’ancien bâtiment de minage à La Doré

Le bâtiment principal est en cours de restauration et sera transformé en salle de culture LED hydroponique. La camomille romaine y sera cultivée en premier lieu pour alimenter le CRTVB avec une matière première standardisée destinée aux premiers tests d’extraction enzymatique.

Transformation de l’épicerie (5 000 pi²)

« Lorsque l’épicerie sera fermée officiellement, le bâtiment sera rénové et intégré comme deuxième salle de culture. Sa proximité avec notre infrastructure thermique permettra une efficacité énergétique optimale. »

Validation scientifique avant le déploiement à grande échelle

Les cultures d’Hydraxis serviront exclusivement à des essais d’extraction enzymatique menés par les chercheurs universitaires.

« Des validations scientifiques restent à faire : rendement, stabilité, concentration, applications. Ce n’est qu’une fois les protocoles éprouvés et la “recette” d’extraction finalisée, que l’investissement industriel d’envergure sera lancé. »

Une équipe de spécialistes

Depuis un an, même si Hydraxis demeure un projet, le nombre d’employés a considérablement augmenté. Au moment d’écrire ces lignes, 17 personnes y trouvent un emploi, dont des développeurs et ingénieurs numériques.

« Il se pourrait même que des chercheurs de grande renommée s’ajoutent à l’équipe. Le projet se porte très bien », conclut le président.

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