ÉLECTIONS

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Élections fédérales

Les demandes du maire de Saint-Félicien

Jean Tremblay
Le 05 avril 2025 — Modifié à 08 h 00 min le 05 avril 2025
Par Jean Tremblay - Journaliste

Pour le maire de Saint-Félicien, plusieurs enjeux régionaux, dont l’industrie forestière, l’agriculture et le tourisme, doivent faire partie du programme électoral des candidats dans la présente campagne électorale fédérale.

« Nous vivons des moments insécurisants, causés par nos voisins qui désirent nous appauvrir. Avec ce qui se passe aux États-Unis, on constate que les gens démontrent de l’inquiétude. Les menaces d’ajouter une taxe douanière de 25% à l’industrie forestière feront mal à notre économie. Ce n’est pas le temps des slogans électoraux. Il faut rester positif, saisir les opportunités et travailler ensemble », clame le maire.

« Nous, on désire avoir au parlement d’Ottawa des représentants qui vont stimuler les investissements et être visionnaires pour la deuxième et la troisième transformation du bois. On doit également prioriser davantage ce matériau dans nos constructions. »

L’agriculture et le tourisme

Les changements climatiques mettent à rude épreuve l’industrie agricole. Pour Luc Gibbons, les gouvernements doivent améliorer les programmes d’aide aux agriculteurs. Ils doivent tenir davantage compte des mauvais rendements causés par les aléas de Dame nature. « Ça va aider les producteurs agriculteurs à conserver leur acquis en agriculture. »
Le premier magistrat de Saint-Félicien demande également aux candidats de tenir compte des moteurs touristiques qui ont un impact sur l’industrie régionale touristique. « Il faut aider ceux qui ont du rayonnement et qui aident les autres entreprises touristiques à survivre. »

Travailleurs saisonniers

Dans une région où l’on compte de nombreux travailleurs saisonniers qui ont recours, pendant une partie de l’année, à l’assurance-emploi, il importe d’améliorer l’accessibilité à ce programme.
« Ça fait longtemps que l’on demande une mise à jour de l’AE. Les bénéficiaires doivent attendre, en moyenne, 28 jours avant de recevoir leur premier versement. C’est ce qui se passe pour 75% des demandes. »

« Pour ceux qui n’ont pas fourni toutes les informations, ils doivent patienter jusqu’à 50 jours avant d’encaisser leur premier versement. Lorsqu’une personne perd son emploi, c’est inadmissible. Avec l’Intelligence Artificielle (IA), il doit être possible d’améliorer ces délais. »
Finalement, Luc Gibbons aimerait que l’on diminue le fardeau administratif des entreprises et des municipalités qui doivent composer avec de nombreuses normes et réglementations. « Ça coûte cher et surtout on allonge la réalisation de projets. On doit être en mesure d’accompagner les entrepreneurs qui désirent investir dans leur milieu. Plusieurs m’en parlent. Ils trouvent que les délais sont très longs », conclut-il.
 

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