Le candidat du Nouveau Parti Démocratique dans la circonscription de Lac-Saint-Jean, Hugues Boily-Maltais, mènera une campagne axée sur l’humain et sur la lutte contre les inégalités. Issu du milieu communautaire, il souhaite être présent sur le terrain pour être à l’écoute des besoins de la population.
Originaire de la municipalité de L’Ascension-de-Notre-Seigneur, Hugues Boily-Maltais a travaillé dans le milieu communautaire de la région, notamment à Alma et Dolbeau-Mistassini, où il réside actuellement.
« Je travaille dans le milieu communautaire depuis une dizaine d’années. En fait, j'ai travaillé à plusieurs postes, autant avec les jeunes que les aînés, en milieu autochtone, comme intervenant, mais aussi comme chargé de projet », raconte-t-il.
Âgé de 37 ans, il a décidé de se présenter sous la bannière du Nouveau Parti Démocratique à la suite du résultat des dernières élections américaines.
« Pour moi, il s’agit d’utiliser le véhicule de la campagne fédérale pour parler de la politique au sens large, au sens humain. D’aller au-delà de la politique partisane. Je pense qu’il faut parler au monde, faire du travail sur le terrain et vulgariser. Ce sont des choses que je maitrise assez bien, donc je me suis dit que j’allais me lancer », poursuit-il.
Programme
Pour Hugues Boily-Maltais, le contexte économique est une occasion de rappeler qu’il est possible de se tourner vers des alternatives, notamment en termes de gestion fiscale. C’est ce qu’il proposera aux électeurs de Lac-Saint-Jean dans les prochaines semaines.
« C’est dans ces moments de trouble économique qu’il faut se serrer les coudes et cesser de faire des cadeaux aux milliardaires. Ce qu'on propose au NPD, entre autres, c’est 1 400 $ de plus dans les poches des familles en économie d'impôt, supprimer la TPS sur les produits essentiels et augmenter le soutien aux personnes handicapées et les aînées », explique le candidat.
Il poursuit : « Les conservateurs et les libéraux promettent des baisses d'impôts énormes, qui profitent surtout à ceux qui gagnent énormément. Je ne connais pas beaucoup de monde dans le comté Lac-Saint-Jean qui gagne 5 millions par année. »
Une campagne « fait maison »
Hugues Boily-Maltais fait parler de lui grâce à ses pancartes électorales. C’est qu’il a fabriqué lui-même, avec l’aide de son fils, ses affiches en réutilisant celles de son chef Jagmeet Singh. Une manière de réduire les dépenses tout en se démarquant.
« C'est une question d'économie, c'est une question de faire plus avec moins, d'être inventif. Je les personnalise, donc chacune est individuelle. Il y a un aspect un peu ludique et j’ai passé de beaux moments à fabriquer ces affiches avec mon garçon », dit-il.
Sur ces pancartes personnifiées, on peut lire des paroles de chansons et des pensées qui reflètent la vision du candidat néodémocrate.
« C’est aussi pour rappeler que l’élection du 28 avril, ce n’est que la pointe de l’iceberg. La lutte se poursuit après, que ce soit avec le boycottage économique, en s’impliquant dans les organismes, avec l’économie sociale ou tout simplement en parlant avec les gens et en ne restant pas dans nos chambres d’échos. Je pense que ce message-là va au-delà des élections », conclut-il.