Il y a ceux qui habitent à côté de chez vous. Et il y a ceux qui s'installent dans votre vie.
Pas par invitation. Par nuisance.
Je parle de ces voisins qui transforment votre logis en une source néfaste du quotidien. Ceux pour qui le bien-être des autres n'a jamais compté. Ceux qui ne connaissent pas le mot : RESPECT.
Le bruit qui commence tôt ou finit tard. La musique qui fait vibrer vos murs peu importe le jour ou l'heure. Les chiens qui jappent et hurlent pendant des heures sans que personne ne se lève. Les déchets qui s'accumulent, qui sentent. Les regards, les commentaires, l'intimidation passive, les menaces qui vous fait hésiter à sortir.
On en rit parfois. « Ah, les voisins ». Mais quand ça dure des semaines, des mois, ce n'est plus drôle. Ça devient carrément épuisant.
Et le pire, c'est ce sentiment d'impuissance. Vous êtes chez vous, mais vous ne vous sentez plus chez vous.
J'en ai assez entendu dans les dernières semaines. Des personnes qui ne dorment plus, qui vivent de l'anxiété. Des locataires qui portent plaintes mais sans succès, les problématiques demeurent. Parfois, je me demande, mais qu'est-ce que ça prend afin que les choses bougent enfin?
On nous dit : « Parlez-vous ». On l'a fait. On nous dit : « Appelez la ville ». On l'a fait. On nous dit : « Faites une plainte à la police ». On l'a fait. On avise les propriétaires et on nous répond qu'ils s'en occupent mais rien ne changent.
Mais à quel moment le droit de l'un de faire n'importe quoi s'arrête-t-il? Où commence le droit de l'autre à vivre en paix?
Habiter quelque part, ce n'est pas seulement payer son loyer ou son hypothèque. C'est une responsabilité collective. C'est comprendre que nos murs sont minces, que nos terrains se touchent, que nos vies s'entrechoquent. Le respect du voisinage n'est pas une option, c'est une base fondamentale.
Je n'écris pas ça pour partir une chasse aux sorcières. Je n'ai pas de noms à donner. J'écris ça parce que je sais que je ne suis pas seule à le vivre, et que le silence arrange seulement les indésirables.
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes comme victime, sachez que vous n'êtes pas une personne difficile, ni chialeuse, ni intolérante. Vous demandez juste ce que tout le monde devrait avoir : la paix chez soi.
Et si vous vous reconnaissez comme le voisin en question, posez-vous la question. Est-ce que mon comportement fait que quelqu'un d'autre n'est plus bien chez lui? Si la réponse est oui, même un petit oui, vous avez le pouvoir de changer ça. Immédiatement!
Une communauté, c'est aussi ce que l'on tolère au quotidien. Et la tolérance a ses limites.
