La médiation entreprise par la Ville de Roberval n’a toujours pas permis de dénouer le conflit entre Roger Boutin, propriétaire du restaurant Marina 1353, et les dirigeants du Club nautique. Au cœur du différend : le stationnement envahi chaque automne par les voiliers retirés de l’eau, mais aussi des relations devenues si tendues que l’avenir du restaurateur dans le site touristique demeure incertain.
Pour Roger Boutin, le problème dépasse largement la perte de places de stationnement. Il dénonce une situation récurrente qui, selon lui, nuit à ses activités commerciales et compromet les efforts déployés pour dynamiser le centre-ville de Roberval.
Malgré l’intervention de la Ville, qui a mandaté une médiatrice pour rapprocher les parties, le restaurateur déplore l’absence de solution durable. Il affirme que les engagements pris pour préserver des espaces destinés à sa clientèle n’ont pas été respectés lors du retrait des embarcations.
Manque de stationnements
« Le maire nous avait dit qu’il allait s’assurer qu’on nous laisse au moins trois rangées de stationnements », rapporte-t-il, en faisant référence aux discussions tenues avant la sortie des voiliers.
Or, selon M. Boutin, l’espace disponible s’est une nouvelle fois révélé insuffisant. Il soutient que les places restantes répondent principalement aux besoins des familles avec de jeunes enfants et des personnes handicapées.
Cette situation complique l’accès au restaurant et, selon lui, décourage une partie de la clientèle. Le restaurateur évoque également des clients qui auraient reçu des contraventions l’année précédente en raison des restrictions de stationnement.
Un litige qui dépasse le stationnement
Au fil des années, les désaccords se sont multipliés entre le restaurateur et l’organisme qui assure la gestion du Club nautique. Roger Boutin reproche notamment à certains dirigeants leur manque de collaboration et remet en question leur approche de la gestion du site.
Le renouvellement du bail représente un autre point de friction. Roger Boutin affirme que l’organisme ne souhaite plus poursuivre la location dans les mêmes conditions, tandis que lui-même refuse de continuer à payer son loyer au Club nautique si la gestion demeure inchangée.
Il soutient néanmoins vouloir poursuivre ses activités et maintenir son équipe en place. Le restaurateur affirme aussi avoir investi personnellement dans le mobilier et les équipements de cuisine. Un éventuel départ laisserait, selon lui, un local dépourvu de ces installations.
L’avenir du site en question
Au-delà de son différend avec les gestionnaires, Roger Boutin remet en question les choix d’aménagement et les priorités du site. Il estime qu’une marina devrait favoriser l’accès au lac et accueillir les plaisanciers sans compromettre les activités commerciales riveraines.
Il affirme également que certains visiteurs arrivant par bateau éprouvent des difficultés à accéder au restaurant. Selon son témoignage, les demandes d’amarrage ne recevraient pas toutes le même accueil, une situation qui mériterait des vérifications auprès de l’organisme.
Le restaurateur souhaite que la Ville revoie la gestion du site et envisage une autre formule pour assurer la cohabitation entre les activités nautiques et commerciales. Il évoque notamment la possibilité de confier davantage de responsabilités à une structure vouée au développement du centre-ville.
Les contrats de gestion du Club nautique doivent prendre fin le 31 décembre, selon les informations évoquées pendant l’entrevue. Roger Boutin espère que cette échéance permettra à l’administration municipale de revoir les conditions de gestion et de favoriser une nouvelle approche.



