Fermée depuis deux ans, l’usine de Produits forestiers Petit Paris à Saint-Ludger-de-Milot redémarrera partiellement sa production à la mi-octobre.
Selon le président-directeur général de la coopérative et directeur général du Groupe UniVert, Stéphane Gagnon, une vingtaine d’employés seront embauchés. Ils étaient environ 80 lorsque les activités ont été interrompues en 2024.
Pour le maire Marc Laliberté, il s’agit d’une bonne nouvelle pour la petite municipalité dont la scierie était l’un des principaux moteurs économiques. Il dit d’ailleurs s’être activement impliqué dans le processus de relance.
Le maire explique que l’usine devait absolument reprendre ses activités pour conserver sa garantie d’approvisionnement, sans laquelle il deviendrait encore plus difficile d’imaginer un avenir pour la scierie. Marc Laliberté précise d’ailleurs qu’un plan visant à assurer la pérennité de l’usine est en cours d’élaboration. Il s’attend à des développements au printemps.
L’usine de Produits forestiers Petit Paris abrite des activités de sciage, de séchage et de rabotage du bois d'œuvre. Sa fermeture totale avait principalement été attribuée aux mauvaises conditions du marché découlant des tarifs américains et, dans une moindre mesure, aux paramètres actuels du régime forestier.
État de la situation tarifaire
À l’heure actuelle, le bois d’œuvre destiné au marché américain est encore soumis à plusieurs couches de droits de douane américain. Si ces tarifs supplémentaires ne s’additionnent pas forcément, les producteurs écopent généralement d’une taxe de 45,16 % à la frontière.
Autrement dit, un chargement de bois d'une valeur de 100 $ à son entrée aux États-Unis peut être frappé d'environ 45,16 $ de droits, avant de tenir compte des particularités propres à l'entreprise et au produit.



