Temps de lecture : 2 min 0 s

Âgé de 81 ans

Peter Gallant voit son rêve de rejoindre ses enfants s’éloigner

Le 26 septembre 2026 à 07 h 34
Par Jean Tremblay - Journaliste

Depuis 2004, Peter Gallant vit à la Pointe-Langevin avec un rêve bien précis : pouvoir un jour quitter les lieux et passer ses dernières années auprès de ses enfants, dans la région d’Ottawa. À 81 ans, alors qu’il se dit en excellente santé, ce projet devient pourtant de plus en plus difficile à réaliser. La valeur de sa maison, fortement affectée par la problématique d’érosion qui touche le secteur, ne lui permettrait plus de financer l’achat d’une nouvelle résidence en Ontario. L’octogénaire se retrouve ainsi devant une situation qui lui paraît sans issue.

Cette impossibilité de vendre sa propriété à sa juste valeur lui impose un lourd dilemme. Partir devrait subir une importante perte financière et rester signifie s’éloigner encore davantage de ses enfants. Au fil des mois, cette situation nourrit chez lui un stress grandissant et fait planer une question douloureuse : pourra-t-il encore réaliser son souhait de vivre près de sa famille?

Avant de s’établir à la Pointe-Langevin, Peter Gallant travaillait comme enseignant à Arvida. Le secteur représentait déjà pour lui un lieu familier bien avant la construction de sa résidence.

« Avant de bâtir ma maison, nous avions une roulotte au même endroit », explique-t-il.

Un rêve qui semble lui échapper

Trois des quatre enfants de Peter Gallant vivent dans la région d’Ottawa. La proximité avec eux représente aujourd’hui son principal souhait.

« J’aimerais bien aller les rejoindre, mais je pense que je serai ici jusqu’à ma mort et je devrai passer le reste de ma vie ici, à la Pointe Langevin », déclare-t-il, une phrase qui traduit toute l’amertume d’un homme qui voit son projet de vie lui échapper.

Pourtant, la situation n’a pas toujours semblé aussi préoccupante. Peter Gallant rappelle qu’avant que l’érosion ne vienne bouleverser la valeur des propriétés du secteur, sa maison représentait un actif important.

« En 2010, j’ai demandé à un courtier immobilier quelle était la valeur de ma maison. Il m’avait répondu que je pourrais la vendre facilement 450 000 $. Évidemment, depuis ce temps, elle avait pris de la valeur », raconte-t-il.

Aujourd’hui, le contexte s’est complètement renversé. Malgré les années investies dans sa résidence et l’espoir qu’elle puisse un jour lui permettre de financer un nouveau départ, Peter Gallant estime qu’une vente dans les conditions actuelles lui ferait subir une perte trop importante.

Attendre une solution

Pour lui, une seule avenue permettrait véritablement de débloquer la situation : une intervention gouvernementale qui l’obligerait à quitter les lieux, comme ce fut le cas pour quatre propriétaires de la Pointe Langevin jusqu’à maintenant.

« Je pourrais obtenir un bon montant. Autrement, je ne vendrai pas ma maison, car je perdrais trop », conclut-il.

À 81 ans, Peter Gallant continue donc d’attendre. D’un côté, la maison où il vit. De l’autre, ses enfants qu’il souhaite rejoindre avant que le temps ne rende ce rêve impossible. Entre les deux, une propriété devenue difficile à vendre et une décision qui ne dépend plus entièrement de lui.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 14h02

Destination Lac-Saint-Jean honorée par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec

Destination Lac-Saint-Jean a été récompensée pour son pari de travailler d’une seule voix afin d’attirer davantage de visiteurs lors de la 9e édition des Prix excellence tourisme de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. L’évènement a eu lieu le 22 septembre dernier, à Laval. L’organisation qui regroupe les trois MRC ...

Publié hier à 12h00

Le juge donne raison à Olivier Blouin; mais la région quittera la CCAQ

D’ici la fin de 2026, la Corporation des concessionnaires automobiles du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CCASLSJ) quittera la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec (CCAQ). Le litige qui opposait les deux organismes a toutefois connu un important rebondissement en début d’année, alors que le juge de la Cour supérieure Simon ...

Publié hier à 10h00

Pierre Gagné porte des lunettes de politicien depuis deux ans

Quand on demande à Pierre Gagné, candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Roberval, comment se déroule sa campagne, il répond qu’il travaille sur son projet politique depuis deux ans. « Moi, ça fait deux ans que j’ai commencé ma réflexion et que je m’intéresse davantage à la politique », explique-t-il. Propriétaire ...