Jean-René Blacksmith (2e à partir de la gauche) a enseigné l'art de la fabrication de la raquette à plusieurs élèves. Sur la photographie, trois jeunes l'accompagnent.
Laisser sa trace sur la Terre
Vernissage au Musée amérindien de Mashteuiatsh
Le Musée amérindien de Mashteuiatsh a réalisé le jeudi 23 avril le premier vernissage de l'année 2009. Pour l'occasion, les gens ont découvert une tradition qui perdure depuis des siècles, soit la fabrication des « asham», c'est-à-dire des raquettes.
« Cette année, dans le cadre de la Journée de la Terre, nous voulions laisser notre trace, mais comment? Grâce à Jean-René Blacksmith, nous avons eu l'idée de le faire comme nos ancêtres l'ont fait avant nous en utilisant des raquettes », souligne Maryse Boily, directrice générale du Musée.
L'exposition « Asham » est présentée dans la salle pédagogique. Sur place, il est possible de découvrir toutes les étapes de la fabrication de la raquette, mais également de voir l'apprentissage qui a été réalisé par les 13 élèves de M. Blacksmith.
C'est à la suite d'un transfert de compétences, que cette exposition a pu être réalisée. C'est l'oncle de Jean-René Blacksmith qui lui a appris à fabriquer des raquettes. Voilà, maintenant que le savoir se transmet et que les coutumes perdureront sur le territoire.
La fabrication d'une paire de raquettes se fait dans un minimum de cinq jours. Jean-René Blacksmith travaille les peaux pour obtenir de la babiche : « Étendre, dégraisser, tremper et couper les peaux ne sont que quelques-unes des étapes qui nous mènent à la création de la babiche que nous utilisons pour lasser les raquettes », mentionne-t-il.
C'est un véritable travail de maître que nous apercevons quand nous regardons le travail qui a été réalisé par les 13 participants : « Ceux-ci ont dû apprendre à nouer la babiche. Bien que le travail soit simple quand nous lassons l'avant et l'arrière, les artisans ont dû faire prendre de persévérance et d'une grande patience quand ils ont entamé le centre », mentionne M. Blacksmith.