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Françoise Mercure sera candidate péquiste dans Jean-Talon

Presse Canadienne Article mis en ligne le 3 juillet 2008 à 23:00
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QUEBEC - Pauline Marois estime que le ressentiment des gens de Québec envers le Parti québécois en raison des fusions municipales est chose du passé.
C'est pourquoi elle croit possible de remporter une première victoire péquiste dans la circonscription de Jean-Talon, lors de l'élection partielle qui sera bientôt déclenchée à la suite de la démission de l'ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard.
La chef péquiste a présenté vendredi la candidate qui défendra les couleurs de la formation souverainiste, l'avocate Françoise Mercure.
Mme Mercure, première femme à avoir présidé la Chambre de commerce de Québec en 2001, devra affronter Yves Bolduc, celui qui a succédé à Philippe Couillard à titre de ministre de la Santé et des Services sociaux.
Elle s'est aussi fait connaître en présidant le comité de travail sur la gouvernance de la ville de Québec, qui a recommandé au maire Régis Labeaume de réduire le nombre de conseillers municipaux, au début de l'année 2008.
Interrogée sur les chances de succès du PQ dans ce château fort libéral, Pauline Marois a rappelé que son parti est venu près de l'emporter à deux reprises, avant d'encaisser le contrecoup des fusions municipales, décrétées par le gouvernement péquiste.
"Avant qu'on ne se réconcilie avec les fusions et qu'on y trouve les vertus qu'on y trouve maintenant, parce que je crois que Québec ne reviendrait pas en arrière, il y a une certaine opposition qui s'est manifestée", a reconnu Mme Marois, ajoutant toutefois que "c'est un peu derrière nous".
Par ailleurs, la chef péquiste a souligné que le nouveau ministre Bolduc avait échoué dans sa tentative de se faire élire dans la circonscription de Lac Saint-Jean en mars 2007, alors qu'il bénéficiait pourtant d'une grande notoriété dans sa région.
"C'est évident qu'il part avec une prise au bâton. S'il n'a pas réussi chez lui, comment réussira-t-il ici?", a questionné Mme Marois.
Pour sa part, l'Action démocratique du Québec n'a pas encore fait connaître son candidat en vue de cette élection partielle.
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