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L'Étoile du Lac
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Deux prix pour L’Étoile du Lac et Le Lac-Saint-Jean

Grands prix des hebdos

Daniel Migneault par Daniel Migneault
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Article mis en ligne le 23 juin 2009 à 10:01
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Deux prix pour L’Étoile du Lac et Le Lac-Saint-Jean
Michel Dupont, éditeur des journaux L'Étoile du Lac et Le Lac-St-Jean, et Hélène Gagnon, journaliste.(Photo : Marie-Josée Boudreault)
Deux prix pour L’Étoile du Lac et Le Lac-Saint-Jean
Grands prix des hebdos
Les journaux L’Étoile du Lac et Le Lac-Saint-Jean se sont illustrés lors des Grands prix des hebdos organisés par Hebdos Québec. La journaliste Hélène Gagnon de L’Étoile du Lac et l’infographiste Stéphanie Côté du Lac-Saint-Jean ont tous reçu un prix pour une de leurs créations.
Hélène Gagnon a reçu le deuxième prix dans la catégorie « Jean Vigneault » (commentaire ou éditorial) grâce à son texte « Vente de garage historique ». Publié initialement dans l’édition du 24 mai 2008, le commentaire abordait la question de l’avenir de notre patrimoine religieux, et particulièrement la situation des églises à Roberval après l’annonce de la fermeture de l’église Saint-Jean-de-Brébeuf.

Pour sa part, Stéphanie Côté s’est démarquée grâce à la publicité qui s’intitule « Oui, je le veux ». L’annonce a été publiée originalement dans la section spéciale du Lac-Saint-Jean « Salon Mariage et réception 2009 » le 27 septembre 2008. Il s’agit d’une publicité de Sushi Shop montrant qu’il est aussi possible de réserver leur service de traiteur lors d’événements spéciaux.

L’éditeur de L’Étoile du Lac et Le Lac-Saint-Jean, Michel Dupont, s’est dit fier de ces récompenses qui rejaillissent sur l’ensemble des équipes des deux journaux respectifs.

Les Grands Prix des Hebdos sont remis annuellement depuis 59 ans et soulignent l'excellence et la qualité du travail des éditeurs, des journalistes, des graphistes, des photographes et des conseillers publicitaires qui œuvrent dans l'industrie de la presse hebdomadaire. Seuls les artisans membres de l’association Hebdos Québec sont admissibles aux Grands Prix des Hebdos. Cette année, la cérémonie s’est déroulée au Casino du Lac-Leamy à Gatineau.
Vente de garage historique
Voici le texte qui a été récompensé lors des Grands prix des Hebdos : "Ne trouvez-vous pas que nous sommes en train de perdre notre histoire? Pour un peu de modernité, nous sommes prêts à vendre notre patrimoine industriel, religieux et architectural. Les sites patrimoniaux, les maisons ancestrales, les cimetières et les presbytères sont loin d'échapper à cette triste vente de débarras qui passera à l'histoire.

Depuis que je suis toute petite, j'ai une fascination pour les églises. Comme à une époque, j'étais trop petite pour comprendre les sermons, je m'amusais à scruter les détails architecturaux et les couleurs. Je regardais les images saintes peintes des deux côtés du chœur à l'affût des moindres détails que j'aurais omis de voir le dimanche précédent.

Même à 23 ans, je suis toujours fascinée par ces lieux de culte. Ils sont l'héritage de notre passé, mais aussi le patrimoine que nous lèguerons un jour aux plus jeunes. Pour réussir à transmettre cet héritage, il faut par contre le connaître. Nos églises sont remplies de secrets, mais peu de gens sont informés ou s'informent des histoires du passé. Raconter ces histoires à des enfants ou à des gens qui ignorent simplement les mémoires du passé et je vous assure que nos lieux de cultes prendront une nouvelle dimension autre que physique et monétaire.

À Roberval, un combat, qui a duré de nombreuses années entre l'église Saint-Jean-de-Brébeuf et Notre-Dame, vient de prendre fin. Effectivement, à la suite de l'assemblée de fabrique du 17 avril dernier, les membres ont transmis la résolution à l'Évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest.

Mgr André Rivest a tranché. Il accepte qu'on mette la clé sur la porte de l'église Saint-Jean-de-Brébeuf officiellement le 26 octobre prochain et que l'église Notre-Dame soit conservée. Bien avant cette décision, nous pouvions raisonnablement penser qu'il n'irait pas à l'encontre de la décision du Conseil de la fabrique et des paroissiens qui souhaitaient voir l'église Saint-Jean-de-Brébeuf fermer ses portes. Vraiment dommage!
Histoire 101
L'église Saint-Jean-de-Brébeuf a été érigée en 1931 avec de la pierre de granite rose. Notre-Dame, construite en béton, date de 1967. Cette construction a d'ailleurs marqué la fin d'une époque, car elle a remplacé une vieille église érigée en 1872. Évidemment, nous savons que la baisse de la ferveur religieuse et que les coûts reliés à l'entretien sont exhaustifs et obligent les autorités à ne conserver qu'un lieu.

Deux églises aux styles architecturaux tout à fait différents… Qu'adviendra-t-il de l'église Saint-Jean-de-Brébeuf, maintenant que la décision est rendue? Est-ce qu'il faudra trouver un promoteur pour « ressusciter » cet établissement et de tous les autres bâtiments qui l'entourent? Si on ne trouve pas acquéreur, on conserve ou on jette au sol? Cela s'est déjà vu dans le passé et nous devons être prêts, car dans les prochaines années, ce phénomène sera de plus en plus présent.
Que fait la population pour protéger son patrimoine? Pas grand-chose! J'ai l'impression que l'on commence à peine à mettre le doigt sur le « bobo ». Les instances gouvernementales commencent tranquillement à réagir, mais ne font rien encore afin d'éviter la dévastation de notre histoire, de notre culture et finalement de nos origines québécoises. C'est une roue qui tourne.

Nous n'avons pas de vision patrimoniale en Amérique du Nord, comparativement aux pays d'Europe. Soit les biens du passé ne nous intéressent pas, soit nous préférons les ignorer, principalement si cette histoire nous a fait souffrir. L'Homme est ainsi fait, il n'a aucune difficulté à mettre de côté- j'irais dire jusqu'à ignorer- les choses et événements qui font souffrir.

J'étais heureuse cette semaine de rencontrer des jeunes intéressés par le patrimoine, à la Cité étudiante de Roberval. Bien sûr, leur intérêt pour le patrimoine est connexe à une passion pour la photographie. Ils sont en mesure de percevoir les beautés du passé à travers une multitude de choses, principalement reliées au patrimoine familial et historique.

La richesse d'un pays, d'une ville, d'une communauté, vient de son architecture, de ses musées, de ses églises, de ses presbytères, de ses usines, bref de son passé.

Présentement quelque chose dévaste nos mémoires. Pouvons-nous l'arrêter ou est-il trop tard? C'est comme une maladie. Soit nous trouvons le remède, soit nous laissons notre histoire mourir à petit feu."

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